LAVOIR DES MARTINETS

Ce lavoir, contrairement à tous ceux qui existent sur la rivière est mobile. 
Son plancher, actionné par de lourdes chaînes, peut suivre le niveau des eaux : on pouvait donc y laver en toute saison. 

Monuments - Patrimoine - Ferrières-en-Gâtinais - Lavoir des Martinets 
 

Vaste, protégé des pluies et du vent d’ouest, il bénéficie d’un courant important et d’une eau profonde qui permettaient de bien rincer le linge.

On pouvait y faire chauffer l’eau grâce à une cheminée, et des étendoirs pour les draps étaient fixés au mur.
Bien placé, sur le chemin des jardins et des pâturages, il fut un poste d’observation et un lieu d’échanges en tous genres sur la vie du village car toutes les femmes du « haut Ferrières » (rue Fonteine-Bourgoin », rue Montante, rue des Fossés, rue St-Mathurin) y venaient, en plus des laveuses professionnelles.

Quand leurs battoirs n’y résonnaient pas, c’était un lieu idéal pour y pêcher les vairons et les petits goujons, attirés par l’eau claire.

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  ABBATIALE SAINT-PIERRE-SAINT-PAUL

La seconde église de la place, la plus importante, est l’église abbatiale.

C’est le bâtiment le plus important du monastère, celui auquel les moines apportent le plus de soins car ils y accomplissent leur mission : prier Dieu pour le salut des âmes.

 

La plupart des éléments de la façade ouest datent de la reconstruction décidée par l’abbé Amaury, au XIIè siècle. 
A gauche, à environ deux mètres de hauteur, on remarque une ancienne ouverture, aujourd’hui bouchée : la « porte papale ». Cette porte s’ouvrait sur le bas-côté détruit après la chute du clocher en 1739 ; un escalier aujourd’hui disparu permettait sans doute d’y accéder. 
Comme son nom l’indique, elle était réservée au souverain pontife : quatre fois dans l’histoire de l’abbaye, le souverain pontife a pénétré dans l’église par cette porte, quatre fois elle a été murée.
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  ÉGLISE NOTRE DAME DE BETHLÉEM

L'habitude d'appeler un édifice religieux "Notre-Dame" date du XIIème siècle.
Au moment de la christianisation de la Gaule, on employait plutôt le terme de Sainte-Marie. Dans le comput de Ferrières rédigé en 905, il est fait mention de la dédicace, le 10 des calendes d'octobre, de l'église Sainte-Marie : c'est sans aucun doute l'église connue aujourd'hui sous le nom de Notre-Dame qui, pendant plusieurs siècles, a été appelée Sainte-Marie.



L'église dédiée à Notre-Dame de Bethléem est le plus petit des deux édifices religieux de la place. On y entre habituellement par la porte latérale située sur la façade nord. Cette ouverture est surmontée d'une statue de la Vierge avec cette inscription en latin "Ne insalutata hospite" (N'entrez pas sans saluer l'hôtesse"), c'est-à-dire Marie. A droite de la porte, à environ quatre mètres de hauteur, on découvre sur la façade deux pierres assez grossièrement sculptées et usées par les siècles et les intempéries : l'une représente un homme à cheval (St-Martin ? un cavalier de l'Apocalypse ?) ; sur l'autre, on distingue un homme assis face à deux personnages dont l'un lève une main démesurément grande (Jésus devant Pilate ?).